PORT-VENDRES 1944

Les débarquements alliés du 6 juin en Normandie et du 15 août 1944 en Provence forcent les troupes allemandes à mettre en place une opération de repli. Le 19 août 1944, l'ordre est donné de quitter la Catalogne du Nord. Les arsenaux d'armes, les dépôts de vivres et  de carburants ainsi que les installations stratégiques sont méthodiquement détruits. Le port de Port-Vendres sera une grande victime de cette politique de terre brulée voulue par l'état-major nazi.

 

D'autant qu'un projet de débarquement sur les plages de Leucate avait été, un temps, envisagé par l'état-major allié et que seul le port en eaux profondes de Port-Vendres aurait  pu permettre la création d'une base logistique d'approvisionnement du nouveau front ouvert ainsi que la création d'un corridor de ravitaillement direct depuis l'Afrique du Nord.

 

Cette situation hautement stratégique condamne la ville de Port-Vendres à vivre une destruction sans précédent. 

 

A l'occasion du 75e anniversaire de la destruction du Port Port-Vendres, Eric Forcada, historien de l'art, a réuni dans un ouvrage plus de 200 photographies de Charles Sanchez-Fajula. Cette ouvrage permet de saisir l'ampleur de la destruction du 19 août 1944 et les travaux collosaux de reconstruction entrepris pour la reconstruction du port. L'ouvrage  fait l'objet d'une souscription du 19 août au 19 octobre 2019. Il sera officiellement présenté à Port-Vendres, le 19 octobre prochain.

 

19 août 1944 

la destruction du port de Port-Vendres

Dès les premières heures du 19 août 1944, les derniers habitants jusqu'alors autorisés à rester à  Port-Vendres reçoivent l'ordre de quitter la ville. Les 200 soldats allemands stationnés qui y sont stationnés exécutent pour leur part l'ordre de repli de la Feldkommandantur. Seul, un détachement resté sur place exécutera le plan de destruction du port catalan.

 

En effet, à partir du mois de juin et suite au débarquement en Normandie, prévoyant une retraite forcée et un possible réemploi des installations portuaires par les forces alliées, les troupes allemandes avaient creusé de nombreux puits dans les quais en vue d'y déposer des charges explosives. Le 19 août 1944 à 14h, les artificiers allemands débutent l'opération de dynamitage des quais et de la gare maritime. Ils coulent également dans la rade plusieurs bateaux afin de la rendre impraticable. A 17h, le détachement allemand quitte Port-Vendres pour rejoindre les autres effectifs de l'armée d'Occupation rassemblés à Perpignan pour son départ de Catalogne du Nord. Il laisse derrière lui un port totalement inexploitable par les forces alliées et une ville un chaos indescriptible. 

Pour une journée de destruction : 

quatre années de reconstruction

Dès le 21 août 1944, les travaux de déblayage commencent. Le 25 août, ce sont les opération de dragage du port et de déminage qui débutent. Les tentatives de renflouage des épaves s'avèrent complexes à mener. Les épaves seront dépecées et 1500 tonnes de ferrailles ainsi arrachées des eaux. La priorité donnée à l'effort de guerre retardera les travaux de réfection des quais et de l'ensemble du port de Port-Vendres. Un poste d'accostage sera toutefois établi au quai de la Douane. 

 

Le premier navire, le cargo Augustin Le Borgne, ne pourra s'arrimer que le 13 août 1945 à 13h alors que le premier paquebot n'y déposera les premiers passagers que le 31 août de la même année. 

 

Les travaux de reconstruction du port de Port-Vendres dureront jusqu'en 1948.

Charles Sanchez-Fajula

Auteur des reportages photographiques

de la destruction de Port-Vendres

Fils du photographe Manuel Sanchez (Adra, Almeria, 1851 – Port-Vendres, Roussillon, 1938), Charles Sanchez-Fajula (Port-Vendres, Roussillon, 1897-1949) développera le studio que son père avait créé à Port-Vendres en 1891. A partir des années 1930, il étendra son activité grâce au photojournalisme. Il deviendra le correspondant-photographe  du journal L'Indépendant mais également de Paris-Soir. Il travaillera également pour la l'agence photographique France Presse et notamment pendant la Guerre Civile Espagnole et la Retirada, pour l'agence Wide World Photo for The New York Times.

 

Durant les années 1930, il diffusera et communiquera ses reportages photographiques sous le nom de Sanchez Photo. Une activité qui sera quasi inexistante durant la Seconde Guerre mondiale. Évacué avec sa famille de Port-Vendres, le photographe réalisera, dès son retour  le 20 août 1944 un long et précieux reportage sur l'ensemble des destructions perpétrées par les troupes allemandes. Il suivra également les différentes étapes de reconstruction du port de Port-Vendres jusqu'en 1948. L'année suivante, il décèdera et ses deux fils Charles et Lucien reprendront son activité sous le nom de Studio Sanchez et ceci jusqu'en 1987.

 

De 1891 à 1987, la famille Sanchez aura couvert la vie, les évolutions et les drames qui fonderont la mémoire du Port-Vendres moderne. L'ouvrage PORT-VENDRES 1944 est un hommage à ces acteurs essentiels de notre mémoire collective. 

 

Souscription

Du 19 août au 19 octobre 2019, vous pouvez souscrire à l'édition du livre PORT-VENDRES 1944 en téléchargeant, remplissant et renvoyant le bulletin de souscription disponible ci-dessous.

 

Le livre présentera sur plus de 200 pages, 200 photographies de Charles Sanchez. Pour les souscripteurs, le prix de l'ouvrage est de 25 euros. Le prix de vente public sera de 30 euros à partir de sa sortie et présentation officielle.

Couverture du livre Port-Vendres 1944

PORT-VENDRES 1944

Eric Forcada

SEMLLIBRES

Perpignan, 2019

200 pages

Langue : français

 

Tirage limité à 900 exemplaires

Prix souscription de 25 euros

jusqu'au 19 octobre 2019

 

Prix de vente public de 30 euros

à partir du 20 octobre 2019

 

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